Négociation commerciale
Pour fixer un prix, on s'appuie sur les tarifs publics du marché et des devis concurrents, plutôt que sur le rapport de force du moment.
🎓 École de Harvard
Négociation raisonnée
R. Fisher & W. Ury, « Getting to Yes », Harvard Negotiation Project, 1981.
Détail complet dans la section « Origine & histoire » ci-dessous.
Plutôt que d'opposer deux volontés (« je veux » contre « je veux »), on ancre la discussion sur des critères externes et légitimes : prix du marché, précédents, normes, expertise indépendante, indices. La négociation cesse d'être un bras de fer pour devenir la recherche commune de la solution la plus juste.
Troisième pilier de la négociation raisonnée de Harvard (Fisher et Ury, 1981), le recours aux critères objectifs répond à une question simple : comment trancher sans que ce soit une pure épreuve de volonté ? Les auteurs observent que les accords fondés sur des standards partagés sont plus stables et mieux acceptés, car chacun peut se justifier auprès de ses mandants. La technique déplace la pression de « cède à ma volonté » vers « acceptons ce que dit la référence ».
On identifie ensemble des critères pertinents et indépendants des deux parties, puis on s'y réfère pour évaluer chaque proposition. Celui qui refuse un critère légitime doit en proposer un autre, ce qui maintient la discussion sur un terrain rationnel.
Application par contexte
Pour fixer un prix, on s'appuie sur les tarifs publics du marché et des devis concurrents, plutôt que sur le rapport de force du moment.
Une hausse salariale est adossée à l'inflation officielle, aux grilles de branche et aux résultats de l'entreprise, ce qui objective la discussion.
Un médiateur s'appuie sur des précédents, des règles admises ou l'avis d'un expert neutre pour proposer une issue acceptable par tous.
Un différend territorial est arbitré par le droit international, des traités antérieurs ou une commission indépendante.
Le prix se réfère à l'estimation notariale, aux ventes récentes du quartier et au diagnostic technique, plutôt qu'à l'humeur des parties.
Un partage successoral s'appuie sur une expertise indépendante des biens pour éviter que chacun surestime « sa » part.
Les critères objectifs dépersonnalisent le conflit, produisent des accords justes et faciles à défendre, et résistent mieux dans le temps. Leur limite : les parties peuvent se disputer sur le choix du critère, et un acteur de mauvaise foi peut en récuser de légitimes.
Précieux dès qu'il existe des références externes crédibles (marché, normes, expertises). Particulièrement utile quand chacun doit justifier l'accord auprès d'un tiers (direction, mandants, famille).
Nos accompagnements transforment la théorie en avantage concret.